Guide des déductions fiscales concernant les travaux en résidence locative

Lorsque vous réalisez des travaux au sein d’un bien immobilier, vous pouvez réduire une partie de vos impôts. Cependant, il est important de bien cerner la distinction entre des travaux réalisés au sein de votre résidence principale et ceux que vous allez effectuer dans une résidence vouée à la location.

Dans les deux cas, les déductions fiscales dont vous pouvez profiter ne sont pas les mêmes. Il est plus facile de profiter d’un tel avantage quand les travaux concernent votre résidence principale, car les solutions sont plus nombreuses. A l’inverse, les déductions fiscales pour des travaux au sein d’une résidence locative sont plus restreintes.

Néanmoins, elles existent et nous allons les aborder à travers ce guide.

Revenus fonciers : de quoi s’agit-il ?

Les déductions fiscales accessibles pour des travaux en résidence locative concernent exclusivement les revenus fonciers. Il est donc utile de revenir sur cette notion.

Sachez que le mot « foncier » vient de l’ancien français « fonds » auquel l’ajout du suffixe « ier » indique quelque chose de « relatif à un fonds de terre, de quelqu’un, de la nature de quelque chose ». Le sens moderne et précis de « foncier » signifie « relatif à un fonds de terre, à son exploitation, à son imposition ».

Autrement dit, la notion de « revenus fonciers » fait référence aux revenus perçus grâce à l’exploitation d’un fonds de terre, c’est-à-dire d’un bien immobilier.

L’impôt sur les revenus fonciers concerne donc les revenus que l’on perçoit de notre ou nos résidences en location.

Des déductions fiscales sur les travaux de résidence locative : oui, mais pour des types de travaux bien précis

La première chose à savoir est de bien cerner le type de travaux que vous allez réaliser dans la résidence que vous mettez en location.

En effet, la nature des travaux définit si oui ou non vous pouvez en déduire une partie du montant de vos revenus fonciers.

Seuls les travaux d’entretien, de réparation et d’amélioration du logement donnent droit à une réduction fiscale. Les autres travaux et notamment ceux de construction et de déconstruction ne permettent pas de bénéficier d’un tel avantage.

Maintenant que nous avons évoqué cette distinction, il est intéressant de définir ce que regroupent les travaux d’entretien, de réparation et d’amélioration.

Les travaux d’entretien et de réparation d’une résidence locative

Dans cette catégorie sont regroupés tous les travaux qui assurent le bon usage de l’immeuble. Nous y retrouvons donc tout ce qui touche à la rénovation d’un bien immobilier, au traitement de ses matériaux, à sa remise en état, à la réparation et au remplacement des éléments usés, et à l’entretien des différents matériaux et structures.

En aucun cas il ne faut que ces travaux modifient l’agencement, la consistance du logement, ni l’équipement initial. Par exemple, si vous décidez d’aménager les combles, vous ne pouvez pas profiter d’une réduction d’impôt.

Pour bénéficier d’une déduction sur vos revenus fonciers, il est nécessaire que les dépenses liées aux travaux aient été réalisées au cours de l’année d’imposition.

Les travaux d’amélioration d’une résidence locative

Tous les travaux d’amélioration ne donnent pas le droit à une déduction fiscale pour les travaux en résidence locative.

Les dépenses d’amélioration ne doivent pas être vues comme des travaux de construction, de déconstruction et d’agrandissement du bien immobilier. Auquel cas, aucune déduction fiscale n’est possible.

Au contraire, il faut que ces dépenses soient considérées comme des travaux d’entretien et de réparation du bien immobilier. Généralement, sont considérés comme travaux d’amélioration, les dépenses de réparation et d’entretien accompagnées d’un ajout d’élément ou d’un remplacement par un équipement plus moderne.

Pour que les travaux d’amélioration soient pris en compte dans la déduction fiscale il est indispensable qu’ils viennent en complément de travaux d’entretien et de réparation. Seuls, ils ne donnent pas droit à une réduction de l’impôt sur les revenus fonciers.

Bon à savoir : les travaux doivent être réalisés par un professionnel

Si vous désirez profiter d’une déduction sur vos revenus fonciers, ne réalisez pas vous-même les travaux. Ces dernièrs doivent être entièrement réalisés par un professionnel. A vous d’évaluer si la déduction est plus intéressante, ou si l’économie obtenue en réalisant vous-même les travaux est plus avantageuse.

Tout dépend de l’ampleur des travaux, du coût des matériaux, du coût de la main-d’œuvre, et de vos revenus fonciers.

Pour vous aider à trouver rapidement un artisan qui convient, nous mettons à votre disposition une demande de devis gratuite.

bouton permettant de demander un devis en ligne

Quel est le montant de la déduction fiscale?

La totalité dépenses relatives à vos travaux d’entretien, de réparation et d’amélioration d’une résidence locative sont déductibles de votre impôt sur les revenus fonciers. Autrement dit, l’année où vous réalisez les travaux, vous avez de fortes chances ne payer aucun impôt sur vos revenus fonciers à la fin de l’année.

Les autres aides disponibles pour vos travaux en résidence locative

La déduction fiscale n’est pas l’unique aide dont vous pouvez profiter :

– L’éco-prêt à taux zéro : le logement doit avoir été construit avant le 1er janvier 1990 et être occupé en tant que résidence principale par le locataire. Les travaux doivent permettre d’améliorer les performances énergétiques du logement (isolation, remplacement du système de chauffage, etc.). Et l’entreprise qui réalise les travaux doit être certifiée RGE (reconnu garant de l’environnement). Grâce à ce prêt, vous pouvez emprunter jusqu’à 30 000 euros sans intérêts.

– Le taux de TVA réduit à 10 % ou 5,5 % : le logement doit être construit depuis plus de 2 ans. Le taux de 10 % concerne les travaux d’amélioration, de transformation, d’aménagement et d’entretien. Le taux de 5,5 % concerne les travaux de rénovation ou d’amélioration énergétique, et les travaux induits liés aux travaux d’efficacité énergétique.

– Les subventions : auprès des collectivités territoriales, de l’ANAH (Agence nationale de l’habitat, de l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), des caisses de retraite…