Isolation d’un immeuble par l’extérieur : bon à savoir

 

Tous les bâtiments ne se valent pas en matière de performances énergétiques. Si les immeubles récents produisent pour la plupart autant d’énergie qu’ils en consomment (on parle d’immeuble passif), les bâtiments anciens sont nettement moins performants. 

L’un des gros points faibles de ces logements plus anciens, c’est leur isolation thermique. Outre de nombreux ponts thermiques au niveau de la façade, ces bâtiments souffrent également d’une mauvaise toiture et de vitrages mal isolés.

L’impact est avant tout économique, puisque cette mauvaise isolation encourage les pertes thermiques nécessitant un surcroit de consommation d’énergie pour les pallier. Mais il est aussi écologique, car ces logements sont également de plus gros émetteurs de gaz à effet de serre.

L’isolation au cœur des performances énergétiques d’un immeuble

Pour améliorer les performances énergétiques d’un bâtiment, il existe différentes solutions. Néanmoins, le but est soit d’opter pour des installations plus économes en énergie, soit de réduire les pertes d’énergie. Sachant que le mieux est d’associer ces deux objectifs.

Cependant, la première chose à faire est bel et bien d’essayer de réduire les pertes d’énergie, c’est-à-dire d’améliorer l’isolation thermique du bâtiment.

En améliorant l’isolation d’un immeuble par l’extérieur on réduit les fuites thermiques, ce qui entraine une plus faible consommation de chauffage aboutissant à une facture d’énergie réduite.

Déterminer quelles sont les performances énergétiques de votre immeuble

Pour savoir si votre immeuble est plutôt énergivore ou économe, il faut vous fier au bilan énergétique. Celui-ci est obligatoire et il a une validité de 10 ans. Après quoi il faut procéder à un nouveau bilan. Pour un immeuble de moins de 50 lots, le bilan prend la forme d’un diagnostic de performance énergétique (DPE). Pour un immeuble de 50 lots ou plus, un audit énergétique est obligatoire.

Dans les deux cas, le bilan énergétique permet de faire ressortir deux indicateurs :

  • L’indicateur consommation en kWh/m²/an :
    • A : < à 50
    • B : 51 à 90
    • C : 91 à 150
    • D : 151 à 230
    • E : 231 à 330
    • F : 331 à 451
    • G : > à 451
  • L’indicateur émissions de gaz à effet de serre en kgéqCO2/m²/an :
    • A : < à 5
    • B : 6 à 10
    • C : 11 à 20
    • D : 21 à 35
    • E : 36 à 55
    • F : 56 à 80
    • G : > à 80

L’objectif étant d’avoir une note proche de A pour chacun de ces deux indicateurs.

L’isolation d’un immeuble par l’extérieur : 3 améliorations possibles

L’avantage d’une isolation par l’extérieur, c’est qu’elle n’entrave pas l’intérieur du logement et ne réduit pas sa surface. Elle est également plus rapide à mettre en place.

Cette isolation d’un immeuble par l’extérieur repose autour de 3 modifications possibles :

  • L’isolation thermique de la façade : améliorer l’isolation des murs extérieurs en ajoutant un isolant recouvert par un revêtement ou un bardage.
  • L’isolation de la toiture : améliorer l’isolation du toit en réparant les imperfections et en ajoutant du matériau isolant.
  • L’isolation du vitrage : remplacer les vitres des ouvertures donnant sur l’extérieur (fenêtres, portes, portes-fenêtres) en optant pour un vitrage plus isolant (double ou triple vitrage).

Etant donné le budget nécessaire pour chaque modification, il est préférable de les répartir sur une plus longue période plutôt que de tout faire en une seule fois.

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Bon à savoir : en copropriété, l’isolation extérieure concerne les parties communes

Si vous vivez en immeuble, vous connaissez la distinction entre parties privatives et parties communes. Les premières sont définies par les appartements et les locaux privés. Les parties communes étant toutes les zones accessibles à tout le monde et appartenant à l’ensemble de l’immeuble.

Cette distinction est primordiale quand on souhaite réaliser des travaux. En effet, pour des parties privatives, pas besoin de demander une autorisation au syndic de copropriété. Par contre, tous les travaux touchant une partie commune doivent être décidés en assemblée générale et obtenir la majorité à l’issue d’un vote.

La façade et la toiture sont des éléments appartenant aux parties communes. Les fenêtres sont également considérées comme touchant aux parties communes. Autrement dit, si vous désirez changer l’une de vos fenêtres, vous êtes obligé de demander l’autorisation au syndic, à moins d’opter exactement pour le même modèle ou pour un modèle déjà approuvé lors d’une précédente assemblée générale. De même, le changement de vitrage ne nécessite pas forcément une autorisation, si celui-ci ne change pas l’aspect extérieur et permet d’améliorer l’isolation.

Notre conseil pour trouver le meilleur prix

Pour l’isolation d’un immeuble par l’extérieur de qualité et au meilleur prix, il est nécessaire de comparer différents artisans. Pour y arriver, le meilleur outil reste le devis. Il décrit le détail des différents coûts, et informe sur les qualifications et les certifications dont bénéficie le professionnel.

Pour que vous puissiez gagner du temps dans votre recherche d’un artisan, une demande de devis gratuite est accessible depuis notre site. Elle vous permet d’entrer en contact avec différents professionnels de votre région.

Quant au choix de l’artisan, nous vous conseillons de choisir un professionnel RGE (reconnu garant de l’environnement). Non seulement il fournit un travail respectueux des normes environnementales, mais il s’agit également d’une condition indispensable pour profiter de certaines aides financières comme le crédit d’impôt pour la transition énergétique et l’éco-prêt à taux zéro.

Le truc en plus à savoir concernant la législation sur l’isolation thermique

Sachez qu’au mois de mai 2016, un décret a été mis en place concernant l’isolation d’un immeuble par l’extérieur.

Applicable depuis le 1er janvier 2017, ce décret impose une amélioration de l’isolation thermique dès lors que d’importants travaux de ravalement de façade ou de réfection de toitures sont réalisés sur au moins 50 % de la façade ou de la toiture.

Néanmoins, si ces travaux d’isolation risquent d’avoir un impact négatif sur l’usage ou l’aspect de l’immeuble, ils ne sont pas obligatoires. Idem, si le retour sur investissement du surcoût de ces travaux est supérieur à 10 ans.